La nymphe de Palmerino et les 12 mois de l’année

La nymphe est née d’abord par le visage... dans la Villa Il Palmerino à Florence où j’étais en résidence pendant la pandémie. Il fallait traverser le jardin pour aller dans l’atelier. Ce jardin est très grand, et riche de beaucoup d’espèces. Toute cette variété de formes me subjuguait. Elles étaient si nombreuses et si parfaites que je ne pouvais les dessiner toutes. Tous les matins sur le chemin de l’atelier, je faisais mon marché en cueillant feuilles et fleurs puis j’ai posé ces feuilles sur le papier préparé pour le cyanotype et les ai exposées au soleil. Garder leur empreinte est ce qui me semblait le plus leur rendre hommage.

Pour la sauvegarde du climat, j’ai pensé que d’abord il fallait mettre la nature dans la tête... J’ai donc associé à ces feuilles le profil d’un visage féminin, neutre et joué avec. Comme la nymphe personnifie divers aspects de la nature, ce profil de visage s’est appelé « la nymphe de Palmerino », être insouciant, chantant, filant, se promenant dans le jardin.

Le cyanotype est bleu, d’un beau bleu. Certaines épreuves peuvent se suffire mais pour d’autres, j’ai apporté à ces formes la couleur en habillant ces visages avec un geste de peintre car cela ne me suffisait pas et c’est tout naturellement que je leur ai fait des robes.
La nymphe de Palmerino a des robes pour chaque occasion à commencer par les saisons...
Et puis, de fil en aiguille, loin de Palmerino, la nymphe s’est constituée une robe pour chaque mois de l’année.